Dr Bruno Donatini : traiter enfin les dysbioses intestinales

Publié le par Christophe ETIENNE

Je vous propose d’aborder de nombreux sujets autour de l’immunologie digestive, suite à ma formation avec le Dr Bruno Donatini. J’en ai beaucoup parlé depuis 6 mois aux nombreuses personnes qui m’appellent et l’article promis prend enfin forme. Il sera complété régulièrement. C’est vraiment très vaste et je propose le plan suivant, constitué de chapitres qui seront publiés au fur et à mesure :

 

  1. - Traiter les dysbioses intestinales 
  2. - Connaitre et traiter la flore pathogène
  3. - Qu'est ce que la prolifération bactérienne intestinale ?
  4. - Le foie gras (stéatose) et la vitamine D
  5. - Recherche d’éventuelles contaminations (germes, bactérie, virus)
  6. - Conseils divers, nutrition, cuisson
  7. - Le Dr Bruno Donatini et la mycothérapie 
  8. - Le fonctionnement de l’immunité
  9. - Les bonnes combinaisons alimentaires
  10. - Les champignons et le fascinant pouvoir des mycelia
  11. - Qu’est ce que l’« hydrogen breath test » et le GazDétect ?
  12. - Intestin : le 2èmecerveau ?
  13. - L’énigme de l’autisme : la piste bactérienne
  14. - L’entéropsychologie : par le Dr Natacha Campbell-McBride
  15. - L’intestin vu par la Médecine Traditionnelle Chinoise
  16. - Un peu de psychosomatique : l'état de notre immunité nous parle-t-elle aussi de ce que l'on veut éliminer dans notre vie, dans nos sociétés?

 

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C’est important de comprendre comment se passe la digestion. Après avoir compris, on ne « suit » plus de régime, on se rapproche tout simplement de l’alimentation qui nous est la mieux adaptée. Et si  on a bien compris on peut ensuite l’expliquer à ceux qui nous entourent pourquoi « je ne m’alimente plus tout à fait comme avant ». Cela peut éviter d’être stigmatisé, notamment par les membres de sa famille. Et puis grâce à cette démarche, on aborde des branches à priori très différentes de la science mais qui se complètent mutuellement : paléontologie, biologie, physiologie, anatomie, groupes sanguins, nutrition, immunologie, etc…

 

J’ai remarqué que ce sont les chercheurs à la fois audacieux, brillants et rigoureux qui font avancer les choses. Jean Seignalet fut l’un d’eux. Il a expliqué le rôle prépondérant de l’alimentation dans notre système immunitaire. J’ai eu la chance de le rencontrer en conférence à la fac de Bobigny en 2003. Je me souviens entre autres qu’il n’hésitait pas à conseiller la gastronomie japonaise. Dix ans plus tard force est de constater que le nombre de restaurants japonais a explosé… tant mieux ! mais il y a mieux à faire : comprendre pourquoi on se sent bien après un repas japonais…

Précisons qu’il lui manquait quelques données, découvertes récemment, ce qui explique peut être en partie la maladie qui l’a malheureusement emporté prématurément.

Le professeur Henri Joyeux, qui l’a bien connu, aborde parfois ce sujet en coulisse : Jean Seignalet aurait visiblement "surstimulé" durant de nombreuses années son pancréas.. : (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BtyyYL6KMwA#!


Aujourd’hui la recherche continue et s’intéresse tout particulièrement à notre flore intestinale (microbiote) et son rôle dans les « maladies émergentes » et la dégradation des systèmes immunitaire et neurologique d’un nombre croissant de nos concitoyens. Présenter de façon simple les grandes notions d’immunologie est une gageure. Mais c’est un défi que je me suis tout de même donné. Grâce à un autre chercheur audacieux : le Dr Bruno Donatini.

C’est via Marion Kaplan que je le connais. Comme la plupart des gens puisque cette bio-nutritionniste très médiatique le met régulièrement en avant depuis quelques années : elle explique que c'est lui qui a réussi à trouver définitivement la solution aux problèmes digestifs qu'elle avait depuis sa jeunesse.  

 

J’ai rencontré le Dr Bruno Donatini en mai 2012 lors d’une formation destinée aux médecins et naturopathes, sur l’immunité et la mycothérapie. Pour en savoir plus sur le Dr Donatini et Mycoceutics : cf notre prochain article.


 

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Traiter la dysbiose intestinale 

 

Connaitre et traiter la flore pathogène. Les désordres du système digestif sont légions parmi nos contemporains, et leur nombre semble croître inexorablement. Le point de mire est l’état de l’intestin, sujet que j’ai déjà abordé sur ce blog : notamment la porosité, ou hyperperméabilité intestinale, liée aux intolérances et allergies alimentaires. Les médecins naturothérapeutes et les naturopathes s’y intéressent de près. 

  

Point de mire ? oui puisque tout aliment que nous absorbons s’y retrouve, et va servir à faire « tourner la machine » : procurer à nos cellules les nutriments dont elles ont besoin pour fonctionner. Comme avec n’importe quelle machine, avec un mauvais carburant, l’usage en est aléatoire.

 

Fermentations. Une flore pathogène, c’est une flore qui fermente là où elle ne devrait pas fermenter : c'est la "prolifération bactérienne intestinale". Ce sont des populations bactériennes propres au colon qui remontent dans le grêle. Elles n’ont rien à faire là et s’y trouvent à cause du mode de vie moderne générateur de déséquilibres et plus particulièrement notre alimentation dénaturée et déséquilibrée.

 

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La majorité des dysfonctionnements intestinaux ne peuvent être résolus tant que les bactéries qui fermentent ne sont pas "nettoyées". Tant qu’on fermente, on s’auto-intoxique avec les composés secrétés par ces bactéries (endotoxines) : des composés aux noms aussi évocateurs que putrécine ou cadavérine… 

 

Il se crée en fait une sorte de "biofilm" constitué de bactéries généralement anaérobies, qui adhérent aux parois du tube digestif et deviennent peu à peu autonomes. Elles effectuent une fonction de filtrage des nutriments à la place des cellules de la paroi intestinale : elles prennent peu à peu le contrôle de notre organisme !  

Il existe plusieurs grandes catégories de bactéries, que l'on classe selon le type de fermentation qu'elles produisent. 

 

 

Les principaux types de fermentations :

- hydrogène (la moins dangereuse) : correspond à ce que je nommais auparavant "la flore de fermentation", propice au candidoses 

- méthane (isobuthylène) : correspond à la "flore de putréfaction", plus dangereuse

- hydrogène sulfureux : plus rare, indique une immunité déjà dégradée

- méthyl acétate : révèle une fermentation gastrique produisant une sorte de "vinaigre" (qui provoque des reflux) et également un terrain de candidoses

- monoxyde d'azote

 

Les bactéries qui fermentent à l’hydrogène concurrencent celles qui fermentent au méthane (elles sont « opportunistes », la nature à horreur du vide on le sait..), ainsi le traitement consiste souvent à nettoyer les deux types de bactéries simultanément.

Mieux comprendre la prolifération bactérienne : cf notre prochain article. 


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Détection. Pour savoir si vous fermentez à l’hydrogène, au méthane ou azu méthyl acétate, on utilise un appareil capable de mesurer de façon extrêmement fine les gaz pulmonaires : c'est le « test à l’hydrogène expiré » : les glucides non digérés se transforment en gaz et rejoint les poumons via la circulation sanguine.

Le Dr Donatini utilise un appareil non médical mais doté des mêmes performances techniques, si ce n'est plus : le MX6 de la société GazDétect 

 (http://www.gazdetect.com/pdf/industrie/location_detecteur_gaz/location_detecteur_gaz_mx6-cov.pdf ). 

 

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Il s’agit d’une petite révolution dans le monde de la gastro-entérologie, qui fait son apparition en France depuis quelques années. Un article paru le 17/10/2012 dans Le quotidien du médecin, évoque le test de l’hydrogène expiré dans le diagnostique de la maldigestion du lactose.

 

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Comment réaliser ce test. Il se passe en deux temps : on souflle une première fois (être à jeun d'au moins 10h), puis on absorbe du lactulose (glucose non digestible), puis on souffle à nouveau 1 heure et demi ou 2 heures après. Il faut par conséquent prendre ses dispositions car la consultation se fait en deux temps.

Hydrogen breath test : une recherche sur la toile montre que c’est un test maintenant très utilisé par les gastro-entérologues et les nutritionistes dans les pays anglo-saxons, notamment en Australie, pionnière en matière de recherches en gastro-entérologie. Voir notre prochain article sur cette technique.


 

En fonction du niveau de fermentation, le Dr Donatini va en déduire de nombreux et sérieux indices sur l’état du système immunitaire, de la paroi intestinale, du foie, la probable présence de bactéries pathogènes ou virus, etc...

En fonction du niveau de fermentation, il va adapter le traitement avec les compléments alimentaires du laboratoire Mycoceutics.

 

Bien entendu, l’ensemble des symptômes évoqués par le patient sont pris en compte et déterminent le traitement proposé. Cependant, pour illustrer cette approche dont devraient tenir compte l’ensembles des acteurs de santé, je vous propose ici le traitement couramment donné afin de contribuer à rétablir une bonne immunité.

 

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Traitement. Il est proposé des compléments alimentaires contenant ces huiles essentielles, associées au mycellium de Laetiporus sulphureus, un champignon médicinal, et à des polyphénols (seconde écorce de saule, bouleau ou tremble). Remarque : le mycellium permet aux huiles essentielles de n’être actives qu’au niveau du colon : on évite ainsi toute agressivité gastrique ou hépato-toxicité des huiles essentielles.

 

Les huiles essentielles utilisées :

- thym + menthe pour l’hydrogène

- origan + cannelle pour le méthane

(une toute petite quantité de clou de girofle est également présente dans les deux préparations)

 

L’hydrogène sulfureux, plus rarement détecté, dénote une immunité beaucoup plus affaiblie. 

 

Foie et vitamine D. Une forte fermentation produit des graisses qui vont se déposer sur le foie : on parle de « foie gras » ou stéatose. C’est plus sérieux que ce qu’on pense car ça va entraver le bon fonctionnement du foie et ça va  notamment empêcher le foie d’absorber correctement la vitamine D (vitamine liposoluble). Or on sait aujourd’hui le rôle fondamental de la vitamine D dans la quasi-totalité des paramètres de santé, et notamment dans l’immunité. Ainsi une forte fermentation associée à un faible statut en vitamine D est la porte ouverte à un affaiblissement de l’immunité. Notons au passage que se débarrasser de cette graisse du foie est un pré-requis pour escompter perdre du poids.

 

Rappel : une immunité faible est la condition du développement d’un nombre important de pathologies chroniques, dont certaines considérées comme incurables : allergies, maladies auto-immunes, diabète, infections à répétition, cancers, etc…      

 

Ainsi la stratégie du Dr Donatini est de stopper l’affaiblissement immunitaire, puis de l’inverser en favorisant la voie des TH1 (cf notre prochain article sur le fonctionnement de l’immunité).

 

Contaminations. La recherche de la présence plus ou moins « silencieuse » de certaines bactéries ou virus,  est très présent dans la stratégie : Helicobacter pylori (kit : à faire soi-même avec un fragment de selle),  EBV (Epstein-Barr virus), HPV (Human papillomavirus) et Cytomégalovirus : ils se détectent par la technique de laboratoire PCR (polymérase chain reaction) en prélevant un peu de salive.   

 

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Récapitulatif du protocole de base 

   

- Normaflore TM (thym-menthe)  : 1 gélule le midi contre les fermentations à hydrogène


- Normaflore OC (origan-cannelle) : 1 gélule le soir : contre les fermentations à méthane ; (remarque 1 : contribue aussi à déparasiter ; remarque 2 : pourrait remplacer la prise de flagyl) ; il sera aussi conseillé d'éviter la consommation de viandes rouges.

 

- Candimyc (Tea tree-gingembre-citron) : 1 à 2 gélules par jour pendant le repas ; consommation de tous les sucres à proscrire 

 

- En cas de contamination virale ou d’infections à répétition, on prendra Ganocor, très actif pour activer la voie des TH1 : 2 gélules / jour minimum ; Ganocor est une association des 2 plus puissants immunostimulants de la mycothérapie : Ganoderma lucidum et Coriolus versicolor.

 

- En cas de foie gras (stéatose), fréquent lors de fortes fermentations, ou de foie affaiblie, rajouter HépatoMyc (en cas de forte stéatose, utiliser Ursolvan).

Hepatomyc allie Laetiporus à un complexe de plantes à tropisme hépatique : Chrysantellum americanum, Epine-vinette, Chardon Marie, Boldo.  

 

- vitamine D : taux indispensable à faire vérifier par analyse - supplémentation en vitamine D3 (cholécalciférol) : par exemple Zyma-D, solution en gouttes (1 goutte = 300 UI), demandez à votre médecin de vous la prescrire si votre pharmacien vous demande une ordonnance, ou Bio-D-mulsion : http://www.herbajovis.com/bio-d-mulsion.htm.

Selon les recommadations des vrais spécialistes de la vitamine D, un taux sérique de 40 ng/ml est recommandé. Pour l'atteindre une supplémentation de 1500 à 2000 UI / jour est recommandée chez la grande majorité des gens, qui ont souvent un taux sérique inférieur à 30, voir à 20 ng /ml !  Moins vous vous exposez au soleil et plus vous avez de l'embonpoint, plus la supplémentation devra être élevée, jusqu'à 3 voir 4000 UI / jour.

A savoir : la Endocrine Society américaine fixe la dose journalière maximale sécuritaire (à ne pas dépasser donc) à :

2000 UI/j pour les bébés de 0 à 1 an

4000 UI/j pour les enfants de 1 à 18 ans et les femmes enceintes et allaitantes de 14 à 18 ans

10 000 UI/j pour les adultes de plus de 18 ans, y compris les femmers enceintes et allaitantes     

(vu in Et si vous manquiez de vitamine D, de Didier Le Bail, Ed Mosaïque-santé, p 318).

 

- Si on soupçonne une faiblesse digestive (souvent accompagné de maigreur ou de fatigue), il est courant de constater une insuffisance d’enzymes pancréatiques, ce qui induit une « malabsorption technique ». La dégradation des hydrates de carbone nécessite une quantité suffisante d’enzymes. 

 

C'est la base pour retrouver, sur une période allant de 3 à 6 mois, un meilleur fonctionnement intestinal.

 

Pour commander : arrêt des livraisons de la part de Mycoceutics pour quelques semaines à partir du 6/03/2013

 

35 thérapeutes formés par le Dr Bruno Donatini sont épuipés du Gazdétect : http://shop.mycoceutix.com/fr/content/48-22-dec-2012-35-therapeutes-equipes-pour-realiser-les-tests-respiratoires

 

Pour avoir l'adresse du plus proche de chez vous, veuillez en faire la demande à cette adresse : contact@mycoceutix.com

 

Je proposerai pour ma part des consultations sur Paris et Le Raincy (tel :09 81 67 22 40).  

 

 

Conseils divers, nutrition, cuisson

  

Présence de métaux lourds. S’il y a un soupçon d’intoxication aux métaux lourds (nombreux amalgames dentaires) : le Dr Donatini n’en fait pas une priorité, et tendra à demander un examen fiable. Il considère que ce sont uniquement les métaux lourds présents dans le système digestif qu’on devra le cas échéant chercher à chélater.

Personnellement je m’intéresse à un nouvel appareil capable d’analyser les taux de métaux et oligo-éléments dans notre organisme : l’Oligoscan. J’en parlerai bientôt. D'autre part je m'intéresse en particulier à la chélation des métaux lourds et dans certains cas c'est incontournable de s'en préoccuper mais avec des approches qui ont fait leurs preuves.     

  

Ostéopathie. Le Dr Donatini est aussi ostéopathe. Plusieurs de mes connaissances sont passées entre ses mains et ont compris pourquoi : lorsqu’un organe est bloqué depuis longtemps, il faut pouvoir le mobiliser, l'aider à se drainer et à refonctionner correctement…

Ainsi en fonction des symptômes, il sera conseillé de consulter ou non en ostéopathie / éthiopathie.

 

Probiotiques. Le Dr Donatini ne considère pas les probiotiques comme une bonne solution aux dysbioses sur le long terme. Il faut savoir qu’une bactérie digestive mute toute les vingt minutes. C'est dire combien leur action est éphémère. En fait il n’est pas très judicieux d’apporter de nouvelles bactéries, souvent on en a déjà trop. Il convient plutôt de nettoyer les populations qui pullulent. On constate des résultats plus rapides et profonds. De plus les ferments apportés ne sont pas issus de souches humaines et sont souvent, comme l’explique bien le laboratoire Parinat, que faiblement utiles. Le Dr Donatini précise que, récemment, les chercheurs travaillant sur les probiotiques en immunologie peinent à démontrer leur réelle pertinence.

 

D'autre part j'ai rencontré plusieurs praticiennes en irrigation du colon qui confirment constater une flore déplorable chez des personnes qui prennent beaucoup de probiotiques.

Enfin il ne faut pas oublier que les probiotiques font prendre du poids.  

 

Le seul cas où les probiotiques sont indiqués : lors d'une forte diarrhée chez une personne qui ne fermente pas du tout.   


Précisons que le protocole proposé ici doit impérativement être accompagné d’une réforme de l'alimentation. Sans cela, on sera bien en peine d’obtenir des résultats probants. 


L-Glutamine. Dans les cas de porosité, on conseille souvent cet acide aminé, capable de nourrir les entérocytes affaiblis. Là encore le Dr. Donatini n’en fait pas une priorité. Il explique que la L-Glutamine va effectivement contribuer à épaissir la paroi intestinale, mais sans pour autant diminuer de façon significative la porosité. Tant que la prolifération bactérienne n'est pas traitée, l'intégrité de la paroi sera atteinte en permanence. En cas de cas de forte porosité, on pourra recourir à une cure d’Hericium erinaceus et/ou de Phellinus linteus.  

 

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Conseils nutritionnels 

 

 1) Arrêter tout laitage et fromage, à cause de leur action pro-inflammatoire chez un % très élevé de personnes  ; on peut se permettre en revanche des yaourts au soja (occasionnellement) ; en cas « d’obligation sociale » privilégiez le fromage de chèvre artisanal ; A éviter complètement : le lait UHT. 

Rappel des aliments riches en calcium : persil, wakamé, sésame, amandes, figue séche, cacao cru, jaune d’œuf, épinards et autres légumes verts ; Rappel de ce qui permet au calcium d’être fixé : magnésium et vitamine D 

 

2) Gluten : si vous avez remarqué une sensibilité, privilégiez le petit épeautre et surtout les céréales sans gluten : sarrasin, quinoa, millet, maïs, riz.

 

3) Blanchir (passer à l'eau légèrement bouillante) deux minutes les légumes qui fermentent beaucoup : choux, aubergines, oignons, poireaux et même carottes, navets : jeter l’eau puis finir la cuisson comme vous avez l’habitude.

Voir le régime pauvre en FODMAP :  Aliments pauvres en FODMAP

 

4) Eviter les desserts, surtout les fruits, en fin de repas, puisqu'ils génèrent des fermentations ; reporter à 17h, loin du repas.

 

5) Protéines carnées : privilégiez volailles (toutes), poissons et crustacées, œufs. 

 

6) Durant la cure de nettoyage de la flore : ne pas abuser des légumineuses (riches en fructose), privilégiez les lentilles corail, dénuées d'acide phytique, qui est déminéralisant (ou bien faites tremper les lentilles au moins une nuit dans une eau légèrement citronnée).

 

7) Action anti-inflammatoire reconnue : curcuma + poivre ou gingembre

Ainsi le gingembre est un condiment à utiliser sans restriction... 

 

8) Difficultés digestives : on a cité plus haut la nécessité de se supplémenter en enzymes pancréatiques notamment chez les personnes maigres et fatiguées, mais il existe une autre insuffisance fréquente : celle en acide chlorhydrique (hypochlorhydrie), qui permet à notre estomac de dégrader convenablement les aliments, en particulier les protéines. On remédie à cela en se supplémentant en Bétaïne HCL (+ éventuellement pepsine) : une gélule avant chaque repas fait s'envoler de nombreux problèmes digestifs (c'est mon cas) et est notamment recommandée en cas de reflux gastro-oesophagien. Attention : ne pas prendre Bétaïne HCL en cas de fermentation au méthyl acétate.

L'acidité suffisante du bol alimentaire gastrique est un rempart contre les infections intestinales, et contribue à une sécrétion suffisante de bile, qui elle est alcalinisante. Il existe un auto-test pour savoir si on secrète suffisamment de d'acide chlorhydrique (bientot sur ce blog).   

 

9) Alimentation variée : c’est un des principes d’éducation de notre système digestif ! tout porte à croire que nous ne sommes pas fait pour consommer toujours les mêmes aliments : les tests des intolérances alimentaires pointent systématiquement les aliments que l’on consomme très souvent ! même entre le déjeuner et le dîner, ne consommez pas les mêmes plats..   

 

Videos du Dr Donatini

 

1) Extrait de conférence au congrès de Reims  

 


 

 

2)  prise par Alessandra Moro Buronzo sur le salon du congrès de Reims

http://www.buronzo.com/La-sante-vient-du-ventre_a1144.html

 

 

Alimentation et fermentations : le faux problème de l'équilibre acido-basique : cf l'article issu de la conférence du Dr Donatini au congrès des thérapies quantiques Reims le 19/11/2012 : lien 

 

Comment suivre une formation avec le Dr Bruno Donatini?

 le mieux est de s'adresser à l'ECIM : European College of Integrative Medicine :  http://ecim.pro/European-College-of-Integrative-Medicine.html  demandez Caroline Healey ; vous aurez aussi la possibilité d'approfondir vos connaisssances avec des spécialistes reconnus de médecine naturelle.

La formation que j'ai suivi le 3/02/2013 avec le Dr Ruby Orengo a été passionnante (bilans nutritionnels et antiradicalaires : véritable médecine préventive !) 


 

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Conseils nutritionnels supplémentaires de ma part :

 

 1) Privilégiez, quand c’est possible, les bonnes combinaisons alimentaires (pas les mêmes familles d’enzymes) :

- protéine + légume

- féculent + légumes

 

Surtout il faut éviter de mélanger les aliments contenants certains types de glucides : c'est le régime pauvre en FODMAP, très en vogue dans les pays anglo-saxons. Pour en savoir plus : Aliments pauvres en FODMAP    

 

 

2) Une crudité en entrée c’est très bien, surtout arrosé d'un jus de citron

 

3) Privilégiez le « semi-complet » et le bio : pâtes, farines, riz : cela fatigue moins le pancréas (insuline) ; les pâtes bio se digèrent bien mieux 

 

4) Privilégiez les légumes verts et variés

 

5) concernant les laitages et fromages, si décriés, je tiens à apporter un bémol de bon sens, car pour moi c'est aussi un problème qualitatif.

Il y a un monde entre un fromage industriel au lait de vache et un petit fromage frais et artisanal de chèvre ou de brebis... idem avec un beurre artisanal au lait cru.

C'est un sujet si vaste (qualité du lait, sa transformation, intolérance au lactose et absence de lactase, allergie à la caséine, mauvaises graisses, etc...) que ça doit faire l'objet d'un article entier ; cf le best-seller de Thierry Souccar : Lait, mensonges et propagande.

 

5) Conseil pour perdre du poids : consommer, au petit déjeuner : protéine carnée + crudité, en alternance par exemple avec :

- pain + purée d’amande comme amandino par exemple

- Miam-Ô-fruit ou la "nouvelle crême Budwig"

 

Soir : évitez viande ou œufs, longs à digérer et préjudiciables à la qualité du sommeil.

Concernant les protéines carnées le matin : c'est en raison du pic de cortisol et d'insuline du matin ; voir l'ouvrage sur la chrononutrition Time Nutrition, de Jean-René Mestre et du professeur Jean-Robert Rapin.

 

6) Eviter les frustrations ! 1 à 2 fois par semaine, « lâchez-vous » et faites vous plaisir ! si votre système immunitaire vous le permet bien-sûr

 

7) De même il a été remarqué que, chaque semaine ou toutes les deux semaines, un jour de jeûne, de mono-diète ou de jus de légume est très bénéfique, voir indispensable (repos des organes de digestion et épuration) ; voir entre autres les travaux du Dr Gernez dans la prévention du cancer 

 

8) Cuisson : c'est une des clés ; la cuisson à la vapeur douce semble très bénéfique ; voir les livres de Christine Bouguet-Joyeux (Cent nouvelles recettes, tout à la vapeur douce) et de Marion Kaplan (100 recettes de cuisson traditionnelle à la vapeur).

Alimentation vivante, ou crue : force est de constater que la vapeur douce est une solution dans de nombreux cas, en particulier chez toutes les personnes qui essaient de consommer plus de cru, ou que du cru et constatent une irritation de l'intestin, même sur le long terme. Il leur est généralement conseillé de persévérer, mais ceci n'est possible que si notre intestin est en parfaite forme, n'a aucune lésion, n'a subi aucun épisode infectieux...   

 

9) N’hésitez pas à me questionner sur le régime que vous suivez. Un excellent livre qui permet de faire le point : La meilleure façon de manger, sous la dir. d’Angélique Houlbert, éd. Marabout, (basé sur la science).

 

10) Végétarisme : les oeufs apportent une foule d'acides aminés, un tel régime ne me dérange pas, surtout s'il y a consommation de poisson de temps en temps. Mais attention à l'abus de légumineuses, ce sont des aliments qui fermentent facilement...

En revanche pour les personnes végétaliennes il me parait indispensable de se supplémenter pour ne pas manquer d'acides aminés : notamment en spiruline ou autre microalgue. Il y a aussi les algues marine, le wakamé, les champignons, les graines germées, le pollen frais.

Le wakamé frais est un vrai délice, mais c'est difficile à trouver ; attention  à ne pas abuser des algues (éventuel surdosage en iode)


11) On ne parlera jamais assez de l'importance d'une activité physique régulière. Les sports recommandés sont entre autres : vélo, marche et course à pied. On y reviendra dans un article sur l'hygiène de vie et le modèle Paléo. 

 

12) Le sucre blanc, comme la plupart du monde le sait maintenant est à éviter complètement. C'est une habitude à prendre. En fait, les fringales sont liées à notre émotionnel et notre équilibre hormonal c'est vrai, mais elles sont aussi directement liées à notre flore. Ce sont nos bactéries, habituées au sucre, aux laitages et fromage, à l'alcool, qui en réclament. C'est pour ça que le sevrage est difficile. Si vous persévérez vos bactéries addictes au sucre, laitages, alcool fort vont peu à peu disparaître. Je peux vous assurer que ça disparaît et qu'après un certain temps vous vous demanderez encore comment vous avez pu être autant addicte... C'est un cercle vicieux qui se casse car en améliorant la flore (en éliminant la flore pathogène) on améliore la production de sérotonine, essentiellement produite dans l'intestin (on agit ainsi directement sur notre humeur).

Attention au sirop de fructose, utilisé par les industriels pour remplacer le sirop de glucose (le sirop de fructose issu du maïs est moins cher à produire) ; or cela sature, selon le professeur JR Rapin, les récepteurs des transporteurs de glucose (Glut1) et contribut au dévellopement du diabète.   

 


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Alexis Druna 07/12/2016 18:07

Bonsoir

Quel est l'auto test pour connaitre si nous produisons suffisamment d'acide chlorydrique ?

Je vous remercie

Antonin 19/10/2016 18:48

Bonjour, je souhaite connaitre comme magui la raison pour laquelle on ne peut pas prendre de la betaine hcl quand on a une flore au methyl acetate
Merci par avance

Magui 21/09/2015 16:34

Bonjour Merci pour cet article bien synthétique.Pouvez vous me dire pourquoi il ne faut pas de betaine HCL chez les fermenteurs à methylacétate? Que faire alors quand on a une flore à methylacétate et une hypochlohydrie ( détecté par le test au bicar à jeun) ?