Mercure dentaire : lettre ouverte aux députés

Publié le par Christophe ETIENNE

A l'attention de M. Yves Bur

A l'attention de messieurs les députés

  

Monsieur le député

 

J’ai écouté avec attention votre intervention ce matin 17/11/2010 sur BFM radio.

Vous avez évoqué votre action de sensibilisation auprès des députés sur l’urgence de la prévention et de la responsabilisation de chacun quant à son "capital santé". Vous avez même parlé "d'hygiène de vie" et cela ne s'entend pas si souvent que cela !

  

Comme vous l’avez signalé l’explosion des maladies chroniques est très préoccupante. Vous précisiez que bientot 70% des dépenses de maladie concerneront les malades chroniques, qui vont passer de 8 millions à 12 millions d'ici 2015. Vous avez évoqué les conséquences de la malbouffe et des divers excès, du manque d'exercice, du stress. Vous avez entièrement raison. Mais il existe aussi des causes négligées qui semblent pourtant majeures : certains xénobiotiques (pollutions) seraient directement liés à l’explosion des maladies chroniques ou émergentes, à savoir les métaux lourds et le mercure en particulier, qui malheureusement encore aujourd’hui est largement utilisé par les dentistes (50% de la composition d'un amalgame dentaire). Je vous engage à lire d’urgence le nouveau livre de Françoise Cambayrac, Maladies émergentes : comment s'en sortir, qui, 33096366_7965012.jpg courageusement (ce n’est pas son métier) traite des problèmes liés au mercure. Elle s’est d'abord elle-même guérit (ansi que toute sa famille) de multiples symptômes à partir du moment où elle a réussit à se débarrasser du mercure présent dans son corps. Et elle reçoit des centaines de lettres par mois de personnes de toute la francophonie qui témoignent vivre la même chose que ce qu'elle a vécu : de nombreux et persistants symptômes immédiatement après la visite chez leur dentiste !! leur vie virant parfois même au cauchemar..

Elle livre ensuite des témoignages de personnes qui s'en sortent.. 

 

  

Précisons que si les adjuvants dans les vaccins ont tant été montrés du doigt l'an dernier lors de la "crise" de la vaccination H1N1, c'est qu'un adjuvant en particulier, le thimérosal (ou thiomersal), dérivé mercuriel, est décrié par une partie de la communauté scientifique et impliqué dans les causes possibles des maladies auto-immunes faisant suite aux vaccinations (cf le rapport sur le mercure présenté au congrès américain en 1997). Ce mercure vient ainsi s'ajouter au mercure alimentaire, comme il vient s'ajouter aux nombreuses autres substances chimiques auxquelles notre organisme est confronté quotidiennement (particules fines des moteurs diesels, multiples pesticides, conservateurs, édulcorants, etc...).Et n’oublions pas, tout cela dans un contexte d’alimentation carencée (terres appauvries de l'agriculture intensive) et dénaturée (OGM, céréales à gluten muté, lait à caséine glyquée comme le lait UHT).

  

La difficulté, avec les métaux lourds, est lié au fait qu’ils vont se loger au cœur même de certains organes (rein, foie, cerveau) et qu’il est très difficile de faire des dosages et mercure-goute.jpg d’effectuer des diagnostiques. De plus, les métaux lourds se transmettent de générations en générations puisqu'une de leur caractéristique est de traverser la barrière placentaire lors de la grossesse. Les médecins sensibilisés à ce problème sont catégoriques : ils voient de plus en plus de nourrissons arriver à leur cabinet déjà bien contaminés en métaux lourds...

Et on sait aujourd'hui que les métaux lourds endommagent particulièrement le fonctionnement de la paroi intestinale, barrière essentielle du système immunitaire. Si endommagée (on parle de porosité intestinale), c'est la porte ouverte, pour simplifier, aux allergènes. Or on constate aujourd'hui une véritable explosion des allergies, surtout parmi la jeune population : 30% des enfants de 4 ans seraient atteints d'allergie. A voir cette question posée aux sénateurs : http://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ100513362.html

 

Les allergies alimentaires également sont en très forte augmentation.

 

Il existe pourtant de nombreuses études sur la toxicité des métaux lourds et du mercure en particulier, classé parmi les substances CMR2 (cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction). Nous avons le chance en France d’avoir un spécialiste, André Picot, toxicochimiste, directeur de recherche honoraire au CNRS (http://atctoxicologie.free.fr/archi/bibli/Apercu_effets_mercure.pdf ) ;

 

A voir aussi : http://www.contaminations-chimiques.info/?2007/11/23/186-maladie-d-alzheimer-se-preoccuper-enfin-des-causes-par-marie-grosman-et-andre-picot .

 

Et aussi des associations d’information tel que celle créé par le Dr Melet, précurseur de cette problématique : http://www.non-au-mercure-dentaire.org/

 

Il y a l’exemple de la Norvège, la Suède et le Danemark qui ont interdit l’emploi des métaux lourds dans les amalgames dentaires, le font-ils par hasard, juste pour le plaisir de casser les pieds aux dentistes ??? non, c’est parce qu’ils s’appuient sur ces études et appliquent le principe de précaution.

 

Alors combien de temps allons nous laisser l’ordre national des chirurgiens dentistes nier la dangerosité du mercure utilisé dans les amalgames dentaires ?? combien de temps allons nous laisser cette corporation détruire à petit feu la santé de nos concitoyens et participer à l’explosion des maladies chroniques ??

 

(L'ordre des dentistes nie ! : cf http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr/actualites/annee-en-cours/actualites.html?tx_ttnews%5Bpointer%5D=3&tx_ttnews%5Btt_news%5D=169&tx_ttnews%5BbackPid%5D=53&cHash=14f12b4d20 ) 

 

 

Alors vous, M. Bur, avec Jean Luc Weizmann, êtes sensibilisés aux question de santé publique. Vous avez toutes les cartes en main, en tant que député, pour agir enfin sur cette cause majeure de maladies. On sait vos actions ambigües sur le sujet. Faites preuve d'indépendance, cela ne peut que payer sur le long terme !

 

J'en profite pour attirer votre attention sur la nécessité d'officialiser la profession d'éducateurs de santé (parfois appelés "naturopathes"), spécialistes de la prévention et souvent bien au courant justement de ces problèmes de xénobiotiques. On s'alignerait ainsi sur neuf autres pays européens qui reconnaissent cette profession. C'est ce qu'appelle de ses voeux depuis longtemps l'avocate spécialisée Isabelle Robard (http://www.naturemania.com/naturo/interviewrobard.html) , qui a contribué, au côté du député européen Paul Lannoye, à faire avancer la législation européenne en matière de médecines non conventionnelles. C'est ce qu'appellent aussi de leurs vœux de nombreuses associations conscientes de cette lacune, telle que Amavie (http://www.amavie.org/ ) par exemple.

 

En effet, tel que le système de santé est actuellement conçu, un médecin ne passe que peu de temps avec son patient et s'attache à traiter son affection et à diminuer sa souffrance, c'est ce qui lui est demandé. Il n'a guère de temps pour s'occuper de prévention et d'éducation. Ainsi il est urgent de faire avancer la normalisation de cette nouvelle et belle profession d'éducateur de santé, partenaire naturel du médecin et de l'ostéopathe.

  

Merci de votre attention

  

Christophe ETIENNE

Conseiller en phytothérapie

Dumenat - Paris XIII

 

Publié dans Métaux lourds

Commenter cet article